Skip to main content
BlogFood For ThoughtStratégies de marques

Thierry Ardisson : l’homme aux 490 marques

By 29 juillet 2025No Comments

Thierry ARDISSON posant devant un circuit imprimé

Une stratégie de marques pensée sur le long terme

 

Thierry Ardisson, disparu le 14 juillet dernier, laisse derrière lui des émissions cultes, une voix singulière et un ton inimitable. Mais ce que l’on sait moins de lui, c’est qu’il menait aussi une stratégie particulièrement réfléchie, celle de sécuriser et monétiser chaque idée, en déposant une marque pour chacune.
Animateur, producteur, mais aussi homme d’affaires avisé, Ardisson a déposé près de 490 marques tout au long de sa carrière. Un chiffre impressionnant, reflet d’une stratégie mûrement élaborée :


1 idée = 1 nom = 1 marque.


Un principe simple, mais redoutablement efficace, qui lui a permis de protéger ses projets dès leur conception, qu’ils aboutissent à la diffusion d’une émission … ou pas.
________________________________________
Sa stratégie : une idée = un nom = une marque
Thierry Ardisson n’a jamais laissé ses idées circuler sans protection. À chaque fois qu’il concevait un nouveau format, une nouvelle émission, un nouveau projet, il lui trouvait un nom percutant et le déposait en tant que marque.
Pas après le succès. Non, avant même le lancement de son émission, de son projet. Il avait en effet compris que plus tôt une marque est déposée, mieux on pourra l’exploiter et éventuellement la défendre, en évitant que des tiers s’en accaparent.
C’est ainsi que l’on retrouve dans la base de données de l’INPI une incroyable collection de titres déposés à titre de marque par Ardisson : Tout le monde en parle, Salut les Terriens !, L’interview impossible, L’œil de l’Ardisson… et bien sûr Magnéto, Serge !, cette expression devenue sa signature à l’écran. En tout, presque 500 marques !
Mais sa stratégie est d’autant plus intéressante qu’il ne s’est pas arrêté à ses productions télé.

Une idée, mille formats : la vision Ardisson
Thierry Ardisson a très vite envisagé de faire vivre ses idées ailleurs que sur un plateau de télévision. Il a donc élargi le champ action de ses marques à d’autres domaines d’activité.
Quelques exemples ?
ZEBRE MAGAZINE, une marque déposée pour un magazine papier.
KONGAI, enregistrée pour des parfums, mais aussi pour des supports éditoriaux.
ARDIMAT, une marque dédiée à la production audiovisuelle.
Ces marques ne désignent pas uniquement des émissions de télévision, mais elles visent également des produits de parfumerie, des journaux papiers, etc. Ce choix de diversification démontre que Thierry Ardisson était un entrepreneur visionnaire.

Déposer une marque, c’est penser comme un entrepreneur
Ce que démontre parfaitement le parcours de Thierry Ardisson, c’est que la marque n’est pas qu’un nom ou un logo. C’est un véritable outil de stratégie. Une fois déposée, elle devient un actif immatériel, un élément de valeur pour son propriétaire. Elle peut être exploitée, cédée, concédée sous licence. Bref, elle a un potentiel économique réel. Elle produit des revenus non négligeables.

Et contrairement aux idées reçues, constituer un portefeuille de marques n’est pas réservé aux grandes entreprises. Tout créateur, tout porteur de projet peut adopter cette démarche.

Ardisson n’était pas juriste. Il n’était pas plus expert en propriété industrielle. Mais il a eu l’intelligence de protéger ses idées, de les structurer, et d‘anticiper le développement de ses projets.

Et maintenant, que vont devenir ses marques ?
Maintenant que Thierry Ardisson nous a quittés, une question se pose presque naturellement, celle de l’avenir de ses presque 500 marques.
Pour cela, il convient de distinguer trois situations parmi ses 500 marques :
– Premièrement, certaines des marques déposées par Thierry Ardisson l’ont été au nom de ses sociétés. Celles-ci restent la propriété de ces entreprises et viendront naturellement valoriser leur patrimoine.
– Ensuite, d’autres, en revanche, ont été déposées à son nom propre. Elles font désormais partie de sa succession. Il reviendra à ses héritiers de décider, pour chacune d’elles, s’ils souhaitent les conserver, les exploiter, ou non.
– Enfin, on remarque que sur les près de 500 marques déposées, beaucoup n’ont jamais été exploitées. Et comme c’est souvent le cas avec les idées non abouties, certaines ne seront tout simplement pas renouvelées à l’issue de leur durée de protection. Elles pourraient donc êtres adoptées par d’autres.

Ce que nous pouvons en retenir :
Comme nous le montre l’exemple de Thierry Ardisson, pour faire fructifier ses idées et les transformer en projets solides, protégés et monétisables, le mieux reste encore de protéger chacun de ses éléments par un dépôt de marques, de dessins et modèles, de brevets, si le projet s’y prête.
Quelle que soit la nature du projet ou de l’activité, créative, entrepreneuriale, artisanale ou autre, il est essentiel de garder à l’esprit un principe essentiel : protéger tout ce qui peut l’être, bien en amont du lancement du projet.
________________________________________
Attention : le dépôt d’une marque comporte de nombreux pièges. Pour obtenir un droit sécure et pérenne, il est préférable de passer par un professionnel.
Établir une stratégie de marques est un exemple à suivre. Mais chaque entreprise a sa propre stratégie. Elle s’élabore en fonction de chaque projet, en lien avec votre vision, vos objectifs !
Rapprochez-vous de votre conseil qui saura établir avec vous la stratégie la mieux adaptée.

Nomia Conseils

Author Nomia Conseils

More posts by Nomia Conseils